Les mines

Ces mines de plomb argentifère qui s’étalent de l’altitude 1765 à 2000 m sur la montagne de la Plagne remontent sûrement du temps des romains. En effet lors de sa remise en route en 1810 on découvrit d’anciennes galeries bien creusées, de vastes chambres souterraines, une hache, un fer de lance et des débris de poterie. Lors de fouilles appronfondies en 1958 on trouva un morceau de bois bien conservé dont l’analyse au carbone 14 permit de le dater entre les années 250 et 550 de notre ère.

Dès le Moyen-Age on s’intérressa au gisement comme le prouve une concession officielle accordée en 1473 par la Duchesse Yolande de France, sœur de Louis XI, Régente de Savoie aus frères Müller natifs de Nuremberg. Puis on perd toute trace de la mine jusqu’en 1807 où un certain François PELLISSIER, originaire de Macot trouva une pépite et l’entrée d’une galerie. Le gouvernement impérial lui fit octroyer 200 francs de récompense et les travaux de recherche commencèrent aussitôt, sous la responsabilité de Monsieur SCHREIBERG, directeur des mines de Peisey et de l’école des mines de Moutiers.
Les mines de Peisey à 8 km de Macot étaient déjà exploitées depuis plusieurs années déjà et en 1810 l’exploitation du filon Charles-Albert démarra et dura une cinquantaine d’années jusqu’en 1866.

Ce n’est qu’en 1901 que furent découverts de nouveaux filons et le 30 octobre 1917, la Société des Mines de La Plagne fut créée et exploita les mines jusqu’en 1932. En 1934 cette société passa sous le contrôle de la Société Minière et Métallurgique de Pennaroya où elle fut complètement absorbée en 1959. L’exploitation s’arrêta définitivement en 1973
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Il existait une exploitation d’anthracite sur la route actuelle de Longefoy. Une des entrées de la mine se situait au niveau de la Grangette (déchetterie) et le minerai était transporté par câble jusqu’à Bonnegade puis un autre câble le descendait jusqu’au Provagnes d’oû il partait par wagon. Ces mines de taille beaucoup plus petites que celle de La Plagne ont employé jusqu’à 80 personnes durant la dernière guerre. Leur exploitation s’arrêta en 1959.

Histoires de l’Histoire
La plus longue galerie la ” Charles Albert ” a 280 mètres de long et s’avance jusqu’aux dessous des H.L.M. De ces galeries on sortait le minerai à dos de mulets, par la suite, en 1827 fut construit un canal entre l’exploitation et la laverie de La Roche d’une longueur de 1700 m pour 316 m de dénivelé, ce qui réduisit considérablement le coût du transport.
A l’apogée de son exploitation, il y avait sur les sites de La Plagne et La Roche plus de 300 ouvriers, durant l’Occupation ces galeries servirent de refuges et la mine fut citée à l’ordre de l’armée secrète de Savoie pour fait de résistance.